be an angel

be an angel
Je ne sais pas si je fais bien mais peut être que de publier son histoire le fera encore vivre un peu juste pour nous dire quelle n'est pas si loin, son blog va sûrement être bientôt supprimé car non activé donc autant garder un bout d'elle, de ce qu'elle a écrit, de ce qui la fait vivre.



"14 Novembre 1989, naît la petite Alana Caducci, de monsieur Alberto Caducci, et de mademoiselle Corinne Bertrand... Jusqu'à l'âge de 11 ans, la petite Alana vit dans le bonheur, elle est aimé par ses parents, va dans une école Française à Rome...elle est heureuse, heureuse, car elle aime son pays, elle aime le soleil de plomb qui lui dore la peau en été, elle aime passer la moitié de ses vacances en Scicile chez papi et mamie Caducci, et l'autre à Paris chez pape et mame Bertrand, elle aime apprendre le Français à Victorio, son voisin de palier, elle aime faire la course avec son papa sur les marches du Palais Victor II, elle aime quand sa maman vien la chercher en vespa à l'école... En clair, Alana, aime sa famille, ses amis, sa vie... Mais ce que l'on pas appris à cette petite fille, c'est que toute les bonnes choses ont une fin... Le 14 Novembre 2000 tout le monde est là pour fêter les 11 ans d'Alana... Tout le monde, sauf Papa.
Alors on attend, on attend, longtemps, trés longtemps...puis un coup de fil...quelques mots échangés, une larme, puis deux, un petit sanglot qui se transforme en gros... "il vostro papa é morte" Pas besoin de raconter les détails, ce qu'il faut savoir, c'est qu'à la suite de cet accident, ma maman et moi nous envolons pour la France... Au début, j'essaie de m'adapter, et puis au fur à mesure je m'y plais, J'apprécie la vie parisienne, je me fais des amis au collége, et je vois ma mére revivre...mais au fond, je ne vais pas bien il ya toujours cette phrase "il vostro papa é morte" qui raisonne dans ma tête, je ne comprend pas pourquoi, il me manque, j'essaie trouver des raisons à cette séparation, mais en vain, et cela m'obséde de plus en plus, mais je vis avec. Arrivée en quatriéme, je vais de plus en plus mal, mais personne ne le sait, même pas ma mére, je commence à me scarifier, je ressent le désir de le retrouver, mais je n'en ai pas le courage...et c'est à ce moment là que ma mére me présente Vincent, son nouvel ami, ils sont ensemble depuis 5 mois, mais elle a préféré attendre d'être sûre pour me le présenter..."Je ne l'aime pas et je ne l'aimerai jamais"...Je comprend à ce moment là, que ma mére n'a pas remarquer que je n'allais pas bien, cela me rend extrêmement triste, car je ne contrôle plus rien, ni même mon esprit, je continue à m'automutilé, et moi qui avais toujours eu confiance en moi, je me sens de plus en plus mal dans ma peau, et je commence à me réfugier dans la nourriture, je mange, je mange encore et toujours, sans faim ni désir, c'est ainsi qu'à la fin de ma quatriéme, je pése 83 kg pour 1m73, "Rien qu'une grosse vache" J'arrête les cours au moins de mai, car je n'en ai plus le courage, je ne supporte plus le regard inquisiteur des gens sur moi... Ma mére s'inquiéte beaucoup, et Vincent dit que c'est à cause de l'adolescence...
Puis un jour, je me dis qu'il faut que tout ça cesse, il faut que j'arrête de broyer du noir, que j'arrête de me goinfrer, et surtout que je cesse de me couper Il n'aurait pas aimer ça Je décide donc de faire un régime, je commence doucement, en mangeant léger et équilibré, et en évitant les grignotages...petit à petit, le régime devient plus stricte, et se transforme restriction total. Au début, ej suis tout à fait heureuse, je cesse même de me couper, en un mois et demi, je perd 10kilos, et fin juin, je pése 73 kilos pour 1m73, j'ai encore des efforts à faire, alors je continue la restriction, et je profite de la chaleur de l'été pour faire du sport et aller à la piscine. Ma mére trouve que j'abuse un peu, mais me laisse poursuivre mon régime comme je l'entend, quand à Vincent il désaprouve totalemnt et pense que je devrais aller voir une diététicienne, mais ce n'est pas mon pére il n'a rien à dire... Ce mois de Juillet 2004 à Paris m'a fait perdre encore 10 kilos, je pése désormais 63 kilos pou 1m73, ma mére me dit d'arrêter la car je suis trés bien comme ça, mais je ne sui pas d'accord dans mon miroir je vois une grosse vache pleine de graisse dégoulinante" Au mois d'août comme d'hab, on va à Cefalu en Scicile, voir mes "genitori", mami me trouve bien mince et me prépare plein de bon petit plat que je ne peux pas refuser, ma mére est heureuse de me revoir manger, mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que j'ai découvert une tactique fort utile, aprés chaque repas, je vomis, les premiers temps ma gorge me fait mal, et la tête me tourne, mais j'aime de plus en plus la sensation que j'ai à toucher mes os qui commencent à pointer le bout de leur nez...seul probléme il n'y a pas de balance ici, et je ne connais pas mon poids.
De retour à Paris, qu'elle ne fut pas ma surprise de voir que je pése 56 kilos, je suis aux anges, et décide de reprendre mon régime stricte...seulement, je n'ai plus l'habitude de ne quasi rien manger,, et j'en ressent le besoin, et je recomence à me gaver, mais cette foi-ci, en cachette, quand maman et Vincent ne sont pas là, et aprés, je me fais vomir, c'est à partir de ce moment là, que j'ai entamé ma chute en Enfer...Aprés chaque crise je me purge, et surtout, je me punit en me coupant, je pense de plus en plus à mon pére, et mon obsession revient, je rêe de lui, j'ai l'impression de le voir dans le rue, et tout les soirs je pleure. Ma rentrée en troisiéme se passe trés mal, je n'ai plus d'amis, et refuse d'en avoir, toute ma vie tourne autour des kilos que je dois perdre, et mon pére. Seulement, à Noél, je ne pése plus que 48 kilos, mais je ne sui toujours pas satisfaite, ma mére s'inquiéte énormément, et là, le verdicte ne se fait pas attendre "Votre fille souffre d'anorexie mentale" Encore une phrase marquante de mon existence elle vient se joindre à l'autre, et me blesse come un couteau en plien coeur...

Voîla une partie de mon histoire, j'éspére que la lecture ne vous aura pas ennuyé, je fais ce blog, car j'ai beosin de soutient, c'est ma psychologue qui me l'a conseillé. Aujourd'hui, je vais avoir 17 ans, je fais 1m73 et 50 kilos (pa bien grosse hein la tite Alana), et pourtant, je me trouve énorme, je voudrais maigir, encore et encore afin de pouvoir m'envoler..."

# Posté le samedi 18 novembre 2006 13:09

flocon d'avoine c'est pourtant charmant comme nom ...

flocon d'avoine c'est pourtant charmant comme nom ...
De Fl0c0n-dav0ine, posté le Mercredi 15 novembre 2006 à 20:20
J'ai envie de pleurer en te lisant . . . tu sais que des gens MEURENT de faim ? alors qu'ils aimeraiz vivre ? qu'ils aimerait manger à leur faim ? et vous , vous faites ça pour quoi ? La mode .
Je sais pas si tu te rends compte , mais je suis dans un était d'hallucination . Vous m'hallucinez . MAIS PUTAIN DE MERDE , OUVRE LES YEUX !! Ya dja pas assez de tes copines qui sont mortes pour te rendre compte ? c une fois que tu seras morte que tu feras " ah ben merde ça tue cette connerie " ? Un conseil , fais toi mourir en silence , mais t'es pas obligé de le raconter à tout le monde .

Amen .





Que répondre à cela ?

A part que la vie est bien plus complexe que certaine pense le croire. Nous vivons dans un monde imparfait, où il y a de la souffrance, de l'injustice, rien n'y est logique. Si la souffrance d'une personne anorexique pouvait s'arrêter juste une mangeant l'anorexie n'existerai tout simplement pas. C'est une maladie non une mode ou une décision.



Mes amies qui sont mortes ?

Alana (je précise que c'est son vrai nom pas et non un pseudo pro-ana), s'est donné la mort, aurai tu l'affront de dire que la souffrance de cette personne aurai pu s'interrompre en croquant dans gâteau, (...un flocon d'avoine ...)


Elle était la première personne à m'avoir offert du soutient, elle m'a dis de faire attention, sans me juger. Je ne suis pas une pro-ana ni anorexique, juste une fille qui se pose des questions, essayant de comprendre mais je ne crois pas que ce soit possible.


Qu'Alana soit enfin libre là où elle se trouve, elle partie «rallumer les étoiles». Dommage que personne n'est pu l'aider. Je ne la connaissais que peu, mais elle me manque et sa disparition me fait terriblement de mal.
Courage à toutes, vivez pour elle.

# Posté le samedi 18 novembre 2006 12:49

Modifié le samedi 18 novembre 2006 17:17

...

Effacer dans la nuit d'avoir trop souffert,
Pas de ce monde,
Vivre avec peine et tout juste l'espoir.
L'espérance époustouflante que l'on ne la comprend jamais
Et qui finit un jour par se taire.
Crois-tu à ici, à la vie
Tu désires si fort ne plus être,
Que tu préfères la transparence au choix ultime
Nous voulons vivre dans la lumière
Le chemin obscur est si mal trouvé
Se laisser vivre
Si difficile alors
Contre nature
Prendre l'autre voix

Si petite, si frêle, insignifiante
Tant de synonymes pour décrire le plus étrange des être encore vivant
Les anges qu'abrite un temps
Le corps
Celui-ci si imparfait
Crois tu oublier ?
Vivre contre soi-même
Caresser a souffrance, la bénir

Tout ceci pour tellement peu !
...

# Posté le jeudi 28 septembre 2006 16:59

JUNE

JUNE
Je crois que je respire
Et mes doigts que j'inspire

J'avale et je recrache
Je me remplis et me vide
De mon âge...

Je me fais que du bien
Et je me fais que du sale
C'est normal


J'adore donner mon sang
Et j'en donne toujours le plus souvent...
Pourquoi j'en donne aussi souvent
Que j'adore autant que ça me fait mal

Tu vois comment à l'intérieur... de moi je me sens
Personne ne voit et ne s'aperçoit de ce qui m'attend

Pour Ô moi, je ne suis qu'une fille qui s'éteint

J'essaye et j'essaye mais je n'y arrive pas
Mais ne m'oubliez pas

Je mange et je m'ennuie
De ma vie j'anorexie

Si je bois ce poison
Qui sait si je grandirai
Dans la nuit

Je ne rêve plus à rien
Je sens que je me profane
Ô mon âme...

Maman j'ai peur de tout ce que j'ai à l'intérieur
O maman pourquoi j'ai si peur que tout commence et que tout m'écoeure

Tu vois comment à l'intérieur... de moi je me sens
Personne ne voit et ne s'aperçoit de ce qui m'attend

Pourquoi Ô moi
Je ne suis qu'une fille qui s'éteint
Je ne suis qu'une fille qui s'éteint
Mais je disparais

Comme une sainte, j'essaye mais je n'y arrive pas

Je ne suis pas mal
Je ne suis pas bien
C'est juste que je ne suis rien


INDOCHINE

# Posté le jeudi 21 septembre 2006 14:21

idée-al

L'idéal chose abstraite et convoitée
Rime bien tristement avec l'impossible,
Nous courrons après sans relâche,
En croyant s'en rapprocher toujours plus.
Lorsqu'on le frôle,
Notre volonté toujours plus extrême
Nous en éloigne.

Que nous le voulions ou non,
La nourriture est omniprésente
Normalité, besoin vital, objet de débat...
Quand celle-ci croise notre désir
Que l'obsession s'installe
Notre quête tourne à la torture
Plus que physique.

Manger : si naturel
Qui pour comprendre la cause de souffrance ?
Qui pour comprendre le refus du vital ?
Le hors norme, la perfection apparente,
L'esthétique, sont regardé.
Fascinant, ils donnent envi.
Mais le chemin emprunté reste
Pour ceux qui ne comprennent rien
Tordu, impensable, inenvisageable

l'idéal reste toujours emprisonné par lui même

Alors qu'une solution se cacher
Et ne rien expliquer ?
Qui peut comprendre ?
idée-al
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# Posté le jeudi 21 septembre 2006 12:20

Modifié le jeudi 21 septembre 2006 14:16